S’il est un moment déterminant dans la carrière d’un professionnel, c’est bien l’entretien d’embauche.

Affronter la peur et surmonter les doutes peut sembler être une tâche ardue lorsque vous ne savez pas de quoi il s’agit. Cependant, il a été prouvé que tous les entretiens d’embauche comportent plus ou moins les mêmes questions.

Les questions entretien d’embauche brise-glace

L’approche la plus courante consiste à concentrer toute votre préparation à l’entretien sur les questions qui ont du poids, comme votre expérience professionnelle ou les compétences qui peuvent vous faire briller à ce poste.

Cependant, une étude récente a mis en lumière l’importance d’une conversation polie au début d’un entretien : développer un rapport avec l’interviewer en parlant un peu peut vous donner un avantage crucial sur les autres candidats.

1. Avez-vous trouvé le bureau facilement, et connaissez-vous le quartier ?

Question brise-glace par excellence, elle peut aussi être reformulée en « Comment s’est passé votre voyage ici ? » dans sa forme plus informelle.

Il s’agit d’un premier contact au cours duquel l’examinateur aura une première impression de votre façon de vous exprimer et de votre personnalité. N’oubliez pas que, bien qu’il s’agisse d’une question introductive, elle fait partie de l’entretien et que vous devez toujours y répondre avec le plus grand professionnalisme.

2. Connaissez-vous l’entreprise et avez-vous été un de nos clients ?

Si vous avez suivi notre série sur la façon de préparer un entretien, vous savez qu’il est essentiel de faire des recherches sur l’entreprise. C’est le moment d’expliquer vos expériences en tant que client ou, si vous n’avez pas eu l’occasion d’être client, de commenter ce qui vous frappe le plus dans ce que vous avez découvert.

3. Comment avez-vous entendu parler de ce poste vacant, connaissez-vous quelqu’un qui travaille ici ?

Une question de transition qui mène vers un territoire plus professionnel. C’est aussi un moyen de mesurer votre intérêt pour l’offre : avez-vous contacté quelqu’un dans l’entreprise pour exprimer votre intérêt ?

Si le poste vacant vous a été communiqué par un employé de l’entreprise, ne manquez pas l’occasion de le mentionner. En général, les entreprises voient d’un très bon œil les candidats dont le professionnalisme peut être attesté par l’un de leurs employés.

Les questions entretien d’embauche essentielles

Noyau dur de tout entretien d’embauche, ces 15 questions classiques sont essentielles pour montrer que vous êtes le candidat idéal pour le poste.

Si vous avez peu de temps pour vous préparer à l’entretien, n’hésitez pas à concentrer toute votre attention sur ces 15 questions incontournables.

4. Dites-moi quelque chose sur vous.

Une question ouverte donnera également une bonne idée de la manière dont vous vous êtes préparé à l’entretien.

Ce que le recruteur veut savoir, c’est si vous allez vous intégrer dans l’équipe. Votre CV leur a montré que vous avez les compétences et les antécédents, mais qu’en est-il de votre personnalité, qu’est-ce qui fait de vous un meilleur choix que les autres candidats ayant votre expérience ?

Il existe plusieurs façons de structurer votre réponse pour susciter le plus d’intérêt :

  • Commencez par votre poste actuel, vos années d’expérience et l’orientation que vous souhaitez donner à votre carrière.
  • Construisez une histoire. Expliquez comment vous avez trouvé votre amour pour la profession et comment vous avez construit votre expérience exceptionnelle. N’oubliez pas de garder votre histoire strictement professionnelle.
  • Commencez votre discours en parlant de vos compétences et expliquez comment elles vous ont aidé à vous épanouir dans votre carrière.

5. Pourquoi pensez-vous être la bonne personne pour ce poste ?

Ce sera le concept principal autour duquel tournera le reste de l’entretien. Déterminez quel est votre avantage concurrentiel pour le poste et expliquez-le de manière claire et attrayante.

Pour ce faire, prenez la description du poste et croisez-la avec les informations présentées dans votre CV. Vous trouverez vos points forts et il sera beaucoup plus facile de les contextualiser pour l’entreprise.

6. Quelles sont vos forces ?

C’est une erreur courante de répondre à cette question par une liste interminable d’adjectifs : travailleur, enthousiaste, responsable…..

Cependant, il est beaucoup plus efficace de répondre par des faits concrets : « Je suis très responsable, lorsque je dirigeais une équipe de 15 personnes, j’ai réussi à… ».

7. Quelles sont vos faiblesses ?

Revers de la médaille de la question précédente, votre interlocuteur peut se sentir très frustré si vous répondez par le cliché éculé du perfectionnisme ou du dévouement excessif au travail.

Trouvez cette faiblesse qui est honnête mais pas trop dommageable et expliquez-la de la manière la plus positive possible. Cela vous donnera l’impression d’être un candidat vraiment confiant.

8. Où vous voyez-vous dans les 5 prochaines années ?

La vraie question est de savoir quand vous aurez besoin d’un nouveau défi, si vous resterez avec nous suffisamment longtemps pour que l’investissement dans votre formation soit rentable pour nous ou si vous passerez à une autre entreprise dès que vous en aurez l’occasion.

Une réponse sûre serait de rediriger l’intérêt vers l’entreprise. « Dans 5 ans, j’espère travailler pour Compañía S.A. et contribuer à sa croissance. Je suis très intéressé par leur plan d’expansion dans les années à venir et je pense que ma contribution peut être très positive ».

9. Pourquoi voulez-vous ce poste ?

Bien que cela puisse donner l’impression que la question vous concerne, il s’agit en réalité d’eux. C’est le moment de révéler à l’interlocuteur tout ce que vous savez sur l’entreprise et le poste. Montrez que vous êtes profondément en phase avec les produits, les services, la culture d’entreprise et la mission de l’entreprise.

10. Quelle a été votre plus grande réussite professionnelle ?

S’il y a une question où vous devez vous montrer confiant et sûr de vous, c’est bien celle-là. Ne soyez pas trop modeste dans votre réponse – l’interlocuteur attendra de vous que vous soyez enthousiaste à propos d’une histoire à succès qu’il espère que vous pourrez reproduire dans son entreprise.

Construisez une histoire qui suscitera leur intérêt dès le départ. Vous pouvez même vous inspirer du « voyage du héros », une structure classique de narration qui vous aidera à organiser votre contenu et à le présenter de la manière la plus attrayante possible.

11. Qu’est-ce qui vous a le moins plu dans votre emploi précédent ?

Il s’agit d’une question qui, bien qu’elle puisse sembler inviter à la négativité, doit être abordée de manière positive. Assurez-vous que votre réponse montre votre détermination et une forte éthique de travail. Surtout, ne vous lancez pas dans un discours plein de fautes sur votre ancien employeur.

12. Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans votre emploi précédent ?

 Au contraire, un discours trop enthousiaste sur votre position actuelle peut les amener à se demander quel est votre besoin réel de vouloir changer.

Ne laissez pas de place à l’improvisation sur cette question. Pendant la préparation de l’entretien, identifiez les points positifs de votre emploi précédent qui, selon vous, pourraient être repris dans le poste vacant et tenez-vous en à ces points.

13. Préférez-vous travailler seul ou en équipe ?

Bien sûr, l’examinateur s’attendra à entendre que vous avez l’esprit d’équipe. Mais il ne serait pas inutile d’ajouter que vous travaillez également bien seul, car vous êtes une personne autonome disposant de ses propres ressources. Ajoutez un exemple de cas où vous avez obtenu un grand succès en travaillant côte à côte avec vos collègues.

14. Que dirait un collègue/un patron à votre sujet si on lui demandait ?

Une question très populaire parmi les recruteurs, car elle peut déstabiliser même le plus confiant des interviewés.

Comme pour la question sur vos points forts, il est conseillé d’éviter de donner une longue liste d’adjectifs favorables et de donner plutôt un exemple de reconnaissance que vous avez reçue. Vous pouvez même utiliser des témoignages provenant de lettres de recommandation ou de réseaux sociaux professionnels.

15. Comment gérez-vous le stress ?

Tout interviewer sait qu’absolument aucun employé n’est à l’abri du stress. Il est humain et parfois nécessaire pour progresser, alors n’essayez pas de vendre l’idée que le stress ne vous affecte pas.

Citez quelques techniques que vous avez utilisées dans le passé pour surmonter le stress et obtenir des résultats exceptionnels : hiérarchiser les tâches, déléguer, limiter le temps consacré à chaque tâche ?

16. Comment gérez-vous l’échec ?

« Je prends le temps d’essayer d’évaluer d’où vient l’échec et de comprendre comment l’éviter à l’avenir. Et je travaille encore plus dur, si c’est possible. Je ne m’attarde jamais sur un échec plus longtemps que ce qui est strictement nécessaire pour en tirer des leçons. Je préfère investir mon énergie pour continuer à réussir.

17. Comment gérez-vous le succès ?

Il est intéressant de noter que la réponse parfaite est très similaire à la précédente : « Je me donne une petite tape sur l’épaule et je continue à travailler dur sur le projet. Bien sûr, j’analyse ce qui m’a conduit à ce succès et comment je peux le répéter, mais je préfère passer rapidement à autre chose et continuer à travailler à de nouveaux succès ».

18. Quel est votre salaire souhaité ?

Proposer un montant trop faible peut vous démotiver dans votre travail. Un montant trop élevé, en revanche, peut tuer dans l’œuf vos chances d’être choisi.

À moins que vous ne soyez très clair sur votre salaire souhaité et qu’il ne soit pas négociable, l’option la plus sûre est de demander à l’interviewer de revenir. Vous pouvez demander quelle fourchette de salaire ils envisagent pour le poste. Et, une fois que vous avez obtenu ces informations, expliquez qu’en raison de votre formation et de votre expérience, vous pensez que vous devriez être dans le haut de cette fourchette.

Questions entretien d’embauche sur vos objectifs de carrière

19. Pourquoi voulez-vous travailler pour cette entreprise ?

Ou, en d’autres termes, que savez-vous de notre entreprise ? Une question qui aidera le recruteur à écarter un candidat qui n’a fait que des recherches superficielles sur l’entreprise. N’hésitez pas à aller au-delà de la page « à propos de nous » de votre site web, une enquête approfondie peut vous donner un avantage considérable.

Rappelez-vous également que vos réponses ne doivent jamais porter sur ce que l’entreprise peut faire pour vous, mais sur ce que vous pouvez faire pour l’entreprise.

20. Qu’est-ce qui vous motive ?

Les candidats qui sont motivés uniquement par le salaire ou la reconnaissance seront rarement les employés les plus enthousiastes ou les plus productifs d’une équipe.

Les recruteurs le savent et ce qu’ils attendent, c’est une réponse qui soit intrinsèquement liée aux spécificités du poste. Dire que ce qui vous motive le plus dans un emploi est la créativité lorsque vous postulez à un poste de gestion des données peut entraîner un licenciement immédiat.

21. Pourquoi êtes-vous resté si longtemps au même poste ou dans la même entreprise ?

Même si l’examinateur appréciera votre stabilité et votre engagement envers une entreprise particulière, vous ne devez pas donner l’impression que vous avez stagné. Si c’est le cas, dites que vous avez eu l’occasion de prendre de nouveaux projets et responsabilités et que le poste a évolué – principalement grâce à vous – pendant toutes ces années.

22. Pourquoi voulez-vous changer d’emploi ?

Ce ne sera pas l’occasion de citer tous les aspects négatifs de votre poste actuel. N’oubliez pas que ce qu’ils veulent savoir, ce n’est pas sur vous, mais sur ce que vous pouvez faire pour eux.

Énumérez deux ou trois raisons de quitter votre emploi actuel, en mettant l’accent sur des aspects tels que la croissance limitée ou le manque de défis. Rassurez-vous ensuite en vous disant que le nouveau poste pourrait répondre à ces deux besoins.

23. Comment cet emploi s’inscrit-il dans votre carrière ?

En d’autres termes, l’interlocuteur veut savoir si l’investissement qu’il va faire dans votre formation sera rentable à long terme. Rien n’est plus coûteux pour une entreprise qu’un employé qui part au bout de quelques mois. Réaffirmez votre engagement envers le travail chaque fois que vous en avez l’occasion.

24. Pourquoi avez-vous changé d’emploi si souvent ?

Aujourd’hui, le changement d’emploi n’est plus stigmatisé comme il l’était il y a quelques années. Il est toutefois essentiel d’expliquer chaque geste d’une manière qui puisse être comprise par l’interlocuteur. Les contrats à court terme, les transferts, la progression de carrière et les changements structurels dans l’entreprise sont quelques-unes des explications les plus excusables.

25. Quel est votre emploi de rêve ?

« Celui-là, sans doute ! », serez-vous tenté de répondre. Mais il y aurait de fortes chances que vous ne soyez pas cru. De même, il serait dommageable de citer une profession qui n’a absolument rien à voir avec l’emploi auquel vous postulez.

Il est conseillé de donner une description de vos aspirations personnelles (« un poste qui me présente des défis stimulants et où je peux avoir un impact positif grâce à mes compétences », etc.) plutôt qu’un titre professionnel spécifique.

26. Avez-vous de l’expérience dans la direction de départements et comment motiveriez-vous votre équipe ?

Si vous participez à un processus de sélection pour un poste qui implique un certain leadership, cette question sera probablement posée. Une réponse possible : « Je reconnaîtrais et optimiserais les compétences individuelles de chaque membre de mon équipe. Je maintiendrais toujours une ligne de communication ouverte. Et je partagerais aussi bien les succès que les échecs ».

27. Participez-vous à d’autres processus de sélection ?

Ce n’est peut-être pas l’une des questions les plus courantes, mais c’est une excellente occasion de montrer que vous êtes demandé. Les intervieweurs sont toujours sensibles à la validation sociale, donc s’ils sentent que vous envisagez d’autres entreprises, ils vous accorderont inévitablement une valeur ajoutée.

28. Quelles compétences particulières apportez-vous au poste que les autres candidats n’ont pas ?

Avez-vous croisé la description du poste avec votre CV pour trouver votre véritable avantage concurrentiel comme nous l’avons suggéré au début ? C’est l’occasion de l’expliquer en détail.

29. Qu’aimeriez-vous réaliser que vous n’avez pas pu réaliser dans votre dernier poste ?

Comme pour la question sur les raisons qui vous poussent à vouloir changer d’emploi, vous devez être respectueux de votre emploi actuel. Résumez brièvement les défauts de votre emploi actuel sans être négatif et attirez rapidement l’attention sur l’enthousiasme du nouveau projet pour lequel vous postulez.

30. Seriez-vous prêt à faire des heures supplémentaires ?

Le simple fait que cette question apparaisse à l’écran signifie sans aucun doute qu’il s’agit d’une condition préalable à l’emploi. Vous devez être honnête avec vous-même et décider si vous êtes prêt à passer plus de temps que prévu ou si vous refusez catégoriquement.

31. Seriez-vous prêt à voyager fréquemment ou à déménager ?

Encore une fois, répondez avec la plus grande honnêteté. Mentir sur un point aussi important ne fera que rendre les deux parties malheureuses lorsque la situation se présentera.

32. Quand pourriez-vous rejoindre l’entreprise ?

Si vous travaillez, vous devez absolument indiquer que vous avez besoin de ces 15 jours. Vous pouvez également ajouter que vous avez besoin de ce temps pour laisser plusieurs projets derrière vous et pour rendre la transition aussi douce que possible pour votre employeur actuel. Vous donnerez une image de professionnalisme et de considération qui sera très bien reçue.

Questions entretien d’embauche de personnalité

Bien qu’il n’existe pas de réponse universelle dans un entretien d’embauche, l’examinateur attendra certaines réponses aux questions de personnalité. En voici quelques-unes.

33. Prenez-vous des risques ou êtes-vous une personne prudente ?

« Je prends des risques mais je procède toujours avec prudence, donc je me dis que je dois être quelque part entre les deux. J’aime évaluer mes chances de réussite avant de prendre un risque. J’ai également tendance à analyser ce que je peux gagner et ce que je peux perdre. Je peux dire que je suis un professionnel audacieux mais prudent. »

34. Comment gérez-vous la pression ?

« Je prends une grande respiration et je réfléchis à ce qu’il faut faire. Et je le fais. J’ai découvert que mes meilleurs projets ont été conçus sous pression. »

35. Qu’est-ce qui vous dérange le plus chez vos collègues de travail ?

« Trop de négativité m’a toujours dérangé. Je pense que l’énergie que vous dépensez à vous plaindre pourrait être consacrée à quelque chose de beaucoup plus bénéfique pour tous, comme réparer ce qui ne fonctionne pas. »

36. Comment réagissez-vous au changement ?

« Je pense que le changement est essentiel au progrès. Nous sommes dans un secteur qui évolue à un rythme rapide, nous ne pouvons pas rester à la traîne. Par exemple, lorsque je travaillais pour Empresa S.A., je me suis rendu compte que le logiciel qu’ils utilisaient pour produire le bulletin d’information était obsolète et assez rigide. J’ai parlé à la chef du département et je l’ai convaincue de confier l’ensemble du processus à un gestionnaire en ligne, qui est moins cher, plus dynamique et offre des mesures beaucoup plus détaillées. C’était un changement très positif.

37. Comment prenez-vous vos décisions ?

« Je prends le temps d’évaluer la situation avant de décider de ce que je dois faire. J’essaie également d’apprendre des autres. Si je connais quelqu’un qui a l’expérience d’une situation similaire, je n’hésiterai pas à lui demander conseil. »

38. Que devez-vous à votre patron et que vous doit votre patron ?

« Je dois avant tout à mon patron le travail, le respect et le dépassement de soi. Et mon patron me doit le respect, en reconnaissant mon travail et en valorisant mes compétences. »

39. Avez-vous déjà été dans une situation où la majorité n’était pas d’accord avec vous ?

« A une occasion, quelque chose de similaire s’est produit. Ce que j’ai fait, c’est d’abord écouter les raisons pour lesquelles la plupart de mes collègues se sentaient ainsi. J’ai ensuite évalué s’il était nécessaire de reconsidérer ma position. Comme, même après avoir écouté leurs arguments, je continuais à penser que l’option que je proposais était la meilleure pour l’entreprise, j’ai essayé de les persuader. Finalement, beaucoup d’entre eux ont réussi à voir les choses comme moi et nous avons décidé d’une solution de compromis.

40. Considérez-vous que vous avez réussi dans votre carrière ?

« Je considère que j’ai réussi dans ma carrière parce que j’ai toujours travaillé très dur et que j’ai toujours été très réceptif à tous les défis qui se présentaient à moi. Je suis très enthousiaste et cela m’a permis de travailler sur des projets vraiment intéressants. C’est ça le succès pour moi.

41. Qu’est-ce qui vous motive à aller au-delà de l’appel du devoir ?

« Je ne considère pas qu’il y ait une ligne qui sépare ce qui va au-delà de mon devoir. Lorsque je travaille sur un projet, je donne toujours le meilleur de moi-même, toujours. »

42. Que feriez-vous si vous n’étiez pas d’accord avec votre patron ?

« Si je pense que mes idées peuvent avoir un impact positif sur le département, je partage mes pensées avec lui, toujours de manière respectueuse. Par le passé, mes suggestions ont été très bien accueillies et mises en œuvre avec succès.

43. Et si votre patron vous demande de faire quelque chose en dehors de votre travail ?

« Cela dépendrait de ce qu’il/elle me demande de faire. Je ne m’attends pas à ce qu’il me demande de faire quelque chose de contraire à l’éthique. Mais si ce que l’on me demande de faire a pour but de développer un projet, je n’aurais pas de problème. En tant que spécialiste du marketing dans mon précédent emploi dans une maison d’édition, j’ai fini par concevoir des couvertures de livres. Ce n’est donc pas un gros problème pour moi d’aller au-delà des limites de mon titre.

44. Comment vous entendiez-vous avec votre dernier patron ?

« Nous avions – et avons toujours – une très bonne relation. Il y avait un respect mutuel et beaucoup d’envie de faire décoller les projets. Il travaillait également depuis Londres, et m’a donc fait confiance pour diriger le département sur le terrain. »

45. Avez-vous déjà eu un patron que vous n’aimiez pas ?

« J’ai travaillé avec des patrons que j’ai plus appréciés que d’autres, mais j’ai toujours essayé de conserver une attitude professionnelle et de m’entendre avec tous mes collègues ».

46. Décrivez le collègue idéal.

« Le collaborateur idéal est celui qui respecte son entourage et travaille à ses côtés. Celui qui sait offrir une critique constructive et l’accepter aussi. Qui collabore pour le bien commun et ne cherche pas à concurrencer ses collègues. »

47. Décrivez le patron idéal

Pour moi, le patron idéal est celui qui connaît les compétences spécifiques de chacun et qui les exploite au maximum. Celui qui se met toujours au défi de faire un meilleur travail et qui n’hésite pas à reconnaître les réalisations des autres. J’ai eu la chance de travailler pour plusieurs personnes de ce type et cela a été très enrichissant.

48. Comment gérez-vous les critiques sur votre travail ?

« Non seulement je ne le crains pas, mais je le recherche. Je pense que la critique peut être un outil très précieux. Cela vous oblige à évaluer votre travail et à trouver les points à améliorer. »

49. Vous considérez-vous comme une personne autonome ?

« Définitivement. Je ne peux m’empêcher de repérer des processus inefficaces dans tous les projets sur lesquels je travaille. Je suggère toujours des améliorations et je peux dire qu’elles ont été couronnées de succès. Par exemple, dans le restaurant où je travaille actuellement, j’ai détecté que nous jetions beaucoup de nourriture chaque jour parce que l’inventaire était manuel et peu agile. J’ai mis en place un système d’inventaire en ligne et nous avons réduit les déchets de 40%.

Questions entretien d’embauche où vous devrez fournir des exemples

50. Donnez-moi un exemple d’une grande décision que vous avez dû prendre.

L’interlocuteur voudra s’assurer que votre processus décisionnel est compatible avec le mode de fonctionnement de son entreprise. Donnez toujours un exemple adapté aux spécificités de l’emploi. Si le poste implique de diriger une équipe, racontez une histoire sur la façon dont vous avez pu motiver et augmenter la productivité de votre équipe. Si, en revanche, il s’agit d’un poste de gestion de données, mentionnez une situation dans laquelle vous avez utilisé la logique et la compartimentation des fonctions.

51. Expliquez un échec que vous avez connu dans votre travail.

Avec cette simple question, vous abordez plusieurs problèmes complexes :

  • Êtes-vous capable de prendre des risques ?
  • L’échec vous paralyse-t-il ?
  • Avez-vous réussi à tirer des leçons de vos échecs ?

N’ayez pas peur de détailler ce projet sur lequel vous avez parié et qui n’a pourtant pas abouti. L’échec est humain et votre capacité à le retourner, à en tirer des leçons et à l’utiliser pour vous améliorer peut jeter un éclairage très favorable sur votre candidature.

52. Parlez-moi d’une occasion où un client était très mécontent et de ce que vous avez fait pour y remédier.

L’enquêteur n’ignorera pas l’existence de clients particulièrement difficiles. Il est conseillé dans ce cas de cesser de blâmer le client et de mettre l’accent sur votre capacité à gérer un conflit de manière professionnelle.

53. Parlez-moi d’un grand changement auquel vous avez dû faire face.

Un employé qui accepte le changement est l’un des atouts les plus importants pour le progrès d’une entreprise. Cela montre que non seulement vous ne la voyez pas comme un obstacle, mais que vous la percevez comme inévitable et nécessaire.

54. Pouvez-vous me donner un exemple d’un moment où vous été persuasif ?

C’est une question de leadership. Et, comme le font les meilleurs leaders, vous devrez démontrer que vous dirigez avec puissance et non simplement avec autorité.

55. Décrivez un moment où vous avez surmonté un obstacle de manière créative

Le mot clé ici est définitivement « créatif ». Ce que l’examinateur voudra savoir, c’est si vous êtes capable de sortir des sentiers battus. Donnez un exemple de la manière dont vous avez pu proposer une solution totalement inattendue (et tout aussi réussie).

56. Donnez-moi un exemple d’une occasion où vous avez convaincu les autres de soutenir une de vos idées les moins populaires.

Personne n’est particulièrement intéressé par l’embauche d’un leader solitaire. Comme expliqué ci-dessus, votre leadership doit toujours être soutenu par votre capacité à obtenir le soutien de vos collègues. Démontrez que le consensus et la persuasion font partie de vos activités quotidiennes.

57. Avez-vous déjà été en désaccord avec votre patron ? Donnez-moi un exemple.

Affirmer que vous n’avez jamais eu de désaccord avec un supérieur est aussi mauvais pour vos aspirations que d’expliquer que vous l’avez résolu en claquant la porte. Soyez honnête, mais surtout concentrez-vous sur votre capacité à débattre de manière mature et productive pour le bien de l’entreprise.

58. Pouvez-vous me donner des exemples d’initiatives que vous avez prises pour réduire les coûts ?

Rien n’illustre mieux un exemple qu’un chiffre. Préparez des chiffres avant de vous rendre à un entretien et mentionnez-les chaque fois que vous le pouvez.

59. Décrivez une occasion où vous avez aidé un membre de votre équipe qui était en difficulté.

Ne vous contentez pas de l’anecdote de l’époque où vous étiez empathique et un véritable collègue. Allez au-delà et détaillez autant que possible comment ce geste a aidé l’entreprise à un niveau plus général.

60. Donnez-moi un exemple d’un moment où vous avez dû improviser.

« Attendez-vous à l’inattendu », semble vous dire l’interviewer. Bien que cette question puisse sembler faire appel à la spontanéité, il ne s’agit en aucun cas d’un exercice d’improvisation. Soyez bien préparé en racontant comment vous avez réussi à faire face au chaos, à gérer l’impensable et à surmonter la peur de l’échec.

Les questions entretien d’embauche pièges

61. Pensez-vous être surqualifié pour le poste ?

La question piège par excellence, il n’est pas surprenant qu’elle prenne de nombreux candidats au dépourvu. Une réponse correcte serait : « Ma formation et mon expérience garantissent que je serai capable de faire ce travail avec succès, ce qui est à mon avis une chose très positive. Je suis intéressé par un engagement à long terme pour ce poste et je veux absolument contribuer à la croissance de l’entreprise. C’est quelque chose pour lequel mon parcours m’a préparé. »

62. Que changeriez-vous si vous deviez diriger l’entreprise ?

Certes avec le plus grand respect, mais n’hésitez pas à apporter quelques idées d’amélioration de manière constructive. Les examinateurs apprécient les candidats qui font preuve d’initiative et qui ont également fait leurs devoirs en se renseignant sur l’entreprise.

63. Nous utilisons le programme X. Le connaissez-vous ?

« J’utilise un programme très similaire. J’ai également des amis dans la profession qui le maîtrisent et je suis sûr qu’ils pourront m’apprendre comment il fonctionne avant que je ne prenne le poste. Je suis très doué pour apprendre de nouveaux logiciels et je suis sur plusieurs plateformes d’apprentissage en ligne, donc ce ne serait pas un problème. »

64. Avez-vous déjà été licencié ?

Steve Jobs, Walt Disney, Elvis Presley et Oprah ne sont que quelques-unes des personnalités les plus brillantes qui, à un moment donné de leur vie, ont été licenciées. Ou, en d’autres termes, cela arrive aux meilleurs d’entre eux. Parlez honnêtement de l’expérience et surtout concentrez-vous sur la façon dont elle vous a aidé à devenir un meilleur professionnel.

65. Pouvez-vous fournir des références ?

Il y a des raisons d’être optimiste lorsque cette question se pose. N’hésitez pas à fournir des références d’anciens superviseurs qui peuvent valider vos points forts et vos excellentes contributions professionnelles. Toutefois, si la personne chargée de l’entretien vous demande de contacter votre employeur actuel, vous avez le droit d’exiger qu’elle procède avec discrétion.

Questions entretien d’embauche interdites

Malheureusement, il y a encore des entretiens d’embauche qui dépassent les limites de ce qui est moralement acceptable. Vous les trouverez ci-dessous classées en fonction de leur degré d’adéquation.

Il s’agit d’un ensemble de questions qui devraient déclencher des signaux d’alarme et vous inviter à vous demander si vous voulez vraiment travailler pour l’entreprise.

Questions entretien d’embauche douteuses

66. Où êtes-vous né ?

67.Quel est votre statut marital ?

68.Avez-vous des enfants ?

69. Vous êtes propriétaire d’une maison ?

70. Faites-vous partie d’un club ou d’une société ?

71. Avez-vous déjà dû vous absenter du travail ?

Questions entretien d’embauche inappropriées

72. Que feriez-vous si un supérieur voulait passer du temps avec vous en dehors du bureau ?

73. Auriez-vous une relation amoureuse avec un collègue de travail ?

74. Vos enfants tombent-ils souvent malades ?

75. Avez-vous déjà fait faillite ?

76. Combien pesez-vous ?

Questions entretien d’embauche illégales

77. Êtes-vous membre d’un syndicat ?

78. Aimeriez-vous fonder une famille un jour ?

79.Quelle est votre orientation sexuelle ?

80. Quelle est votre nationalité ?

81. De quelle race êtes vous… ?

82. Quel âge avez-vous ?

83. En quelle année avez-vous obtenu votre diplôme ?

84. De quelle religion êtes vous ?

85. Quelle est votre affiliation politique ?

86. Quel est votre état de santé ?

87. Avez-vous des handicaps ?

Questions entretien d’embauche à poser à votre interviewer

N’oubliez pas qu’un entretien d’embauche est un processus à double sens. Les questions suivantes vous aideront à décider si c’est l’opportunité que vous attendiez.

88. Quel est le plus grand défi que je vais devoir relever dans cet emploi ?

89. À quoi ressemble une journée typique dans cet emploi ?

90. (S’il s’agit d’un poste nouvellement créé) Pourquoi ce poste a-t-il été créé ? (Si une personne a quitté le poste) Pourquoi la personne a-t-elle quitté le poste ?

91. Quels sont les principaux défis de ce poste ?

92. Quelle est l’ambiance dans le département ?

93. Qui serait mon superviseur direct ?

94. Quels résultats attendez-vous de moi au cours des 6 premiers mois ?

95. Y a-t-il des possibilités d’évoluer professionnellement dans l’entreprise ?

96. Quel type de formation recevrais-je ?

97. Quel est le niveau de responsabilité du poste ?

98. Quels sont les projets de l’entreprise pour les 5 prochaines années ? Comment le département s’intègre-t-il ?

99. Faites-vous habituellement des heures supplémentaires ou est-ce ponctuel ?

100. Quel est le meilleur aspect du travail dans cette entreprise ?

Comme vous l’avez peut-être compris dans notre série sur les entretiens d’embauche, il n’existe pas de voie unique vers le succès. L’intervieweur peut même vous surprendre avec un compendium de questions bizarres. Et c’est votre réponse à ces questions qui vous permettra d’obtenir le poste.

Votre véritable tâche consistera à surmonter vos nerfs, à travailler dur au processus, à vous connaître en tant que professionnel et à vous présenter avec le plus grand enthousiasme. Bonne chance.

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