Au cours de ces dernières années, l’intelligence artificielle (IA) a connu une croissance fulgurante qui la hisse au cœur du secteur de l’emploi et dans tout notre quotidien. Sachant que le développement des algorithmes de l’IA passe par l’utilisation d’une quantité importante de données, c’est à raison qu’on se poserait certaines questions. En effet, la première est relative aux conséquences de l’IA sur le secteur de l’emploi. La deuxième par contre s’intéresse aux enjeux liés à la sécurité des données.

Le rôle croissant de l’intelligence artificielle dans nos vies

L’IA est encore un domaine scientifique relativement récent, mais dont les résultats peuvent parfois paraître spectaculaires. D’ailleurs, l’IA se définit comme tout appareil ou machine conçus pour avoir des capacités cognitives semblables à l’humain et être à même de répliquer ses comportements, sa capacité de planification et sa créativité.

Pensée pour la première fois par le mathématicien Alan Turin en 1950, l’idée de l’IA n’a eu de cesse d’évoluer. Aujourd’hui, elle devient enfin une réalité qu’on expérimente quasiment dans chaque domaine de notre vie. Ainsi, le secteur de la sécurité s’est grandement vu amélioré depuis l’avènement de l’IA, notamment avec l’installation des caméras de surveillance. Il en est de même au sein des entreprises où le système de collecte et d’analyse de données biométriques facilite le contrôle des entrées et sorties. Le domaine du transport s’est également amélioré avec les prouesses de la géolocalisation.

Par ailleurs, l’IA intervient chaque jour dans les tâches intellectuelles les plus complexes telles que la recherche et la traduction ou l’interprétation instantanée en différentes langues. Il est ainsi évident qu’au XXIe siècle, les sociétés humaines ne se passent plus de l’IA.

Les formations relatives aux métiers de l’IA

D’une part, l’intelligence artificielle fait appel à un nombre illimité de sciences préexistantes, dont les mathématiques, les statistiques et la métallurgie. D’autre part, l’IA crée ensuite une pléthore de nouveaux emplois tels que le Data Management, la Data Science, la Data Analyse, la cybersécurité, la programmation de données, etc.

Très délicats et sensibles, ces nouveaux métiers nécessitent une formation complète en vue d’une meilleure utilisation de cette technologie. Cela permet également de réduire les risques qui y sont liés. Par exemple, pour devenir Data Manager, il est recommandé d’opter pour une grande école spécialisée dans l’enseignement de l’intelligence artificielle.

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Les implications pour l’emploi

L’intégration accrue et continuelle de l’IA dans le secteur de l’emploi engendre un débat controversé. Ce débat confronte d’une part, l’idée de la disparition croissante de certains emplois et celle de la productivité accrue. En effet, l’IA se scinde en plusieurs catégories dont :

  • l’IA étroite ou faible (ANI),
  • l’IA artificielle générale (AGI) ou l’IA forte,
  • la super intelligence artificielle (ASI),

L’IA faible, caractérisée par la robotisation et l’automatisation des tâches répétitives, fait disparaître entre autres les métiers de caissiers, de secrétaire en bureautique et d’ouvriers de la manutention. Elle menace les métiers de l’assurance et de la banque, d’expertise comptable, de maçon, de bibliothécaire et de médecin spécialiste. Forts de ce constat, les spécialistes, à l’instar de Moshe Vardi, prédisent un taux de chômage mondial de 50 % dans les dix prochaines années.

De son côté, le cabinet de conseil McKinsey va dans la même direction en estimant le taux de chômage mondial à 45 %, en commençant par des pays fortement industrialisés tels que la Chine et les USA.

Bien que ces prédictions soient alarmantes, il convient de noter d’une part que l’IA telle qu’elle est sollicitée aujourd’hui se fait assister par l’homme. D’autre part, elle profite à l’homme plus qu’elle ne lui porte préjudice. D’ailleurs, ses impacts dans la médecine, dans le divertissement, dans le domaine militaire et en entreprise sont salutaires.

L’IA optimise les métiers en réduisant les erreurs, en automatisant les processus et en facilitant la prise des décisions. Enfin, il convient de retenir qu’avec l’IA, à chaque fois qu’un métier disparaît, un nouveau métier naît et de nouveaux emplois se créent dans le secteur numérique et de la gestion des Data.

La question de la sécurité des données et vie privée

La question de l’IA pose d’office celle de la gestion des données, puisqu’il n’y a pas d’intelligence artificielle sans données. De plus, lorsque les rôles de l’IA impliquent la prédiction des besoins de son utilisateur, l’anticipation de ses actions et l’adaptation à ses projets, l’IA devient davantage gourmande en données sensibles et privées. Cela pose donc des difficultés au niveau de la sécurité. Pour protéger les individus, les entreprises et les collectivités, plusieurs mesures sont prises notamment :

  • la création des métiers de sécurisation des données,
  • la prise en compte des enjeux de sécurité depuis le début de la conception des systèmes,
  • l’installation d’un VPN,
  • l’installation des antivirus et des mots de passe complexes.

Par conséquent, les entreprises qui comprennent les enjeux relatifs à la sécurité des données privées utilisent l’IA pour mieux se positionner sur le marché. Elles optimisent leurs tâches, rattrapent leur retard technologique, accroissent leur productivité et améliorent leur rentabilité. C’est notamment le cas de l’entreprise allemande Otto.

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Éthique : qui est responsable des décisions prises par L’IA ?

Il est possible que dans les actions de l’IA, apparaisse une certaine autonomie. Mais celle-ci n’est qu’une illusion, car l’IA n’est qu’un exécutant. Elle doit toujours se faire assister. D’ailleurs, la loi ne reconnaît aucune responsabilité à l’IA. Toutes les décisions prises par l’intelligence artificielle sont directement imputables à l’individu ou à l’entité dont les décisions ou les recommandations ont mené aux actes et aux conséquences produits par la technologie.

Cette règle vient appuyer toutes les mesures de sécurité de données prises jusqu’ici et contraint les humains à ne pas déléguer la prise de certaines décisions aux machines. C’est en particulier le cas dans le domaine de la médecine et du droit où le juge peut se faire aider de l’IA pour analyser les données qui lui sont soumises sans être influencé dans sa décision.

Par ailleurs, toujours dans l’intérêt de protéger les droits et les libertés des individus lors de la conception et de l’utilisation de l’IA, l’Union européenne exige des entreprises l’utilisation des données conformes. Elle impose également une collecte de données personnelles respectueuse de la vie privée des clients ainsi que le respect du principe de Privacy by Design sous peine d’amendes et d’emprisonnement.

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