L’idéologie de la participation est un concept développé par l’anthropologue français Edgar Morin. Il s’agit d’un projet politique visant à promouvoir une conception différente du pouvoir, fondée sur la coopération et le partage des responsabilités. Dans ce blog post, nous allons essayer de répondre à 11 questions qui vous permettront peut-être de mieux comprendre ce qu’est cette idéologie.

Les enjeux de la participation

La participation peut être vue comme une manière de résoudre les conflits, d’inclure toutes les parties concernées par un processus et donc d’augmenter la crédibilité des décisions prises. Cette idée est au cœur du management moderne qui nous invite à travailler avec nos collaborateurs pour qu’ils se sentent impliqués afin que leurs compétences soient mieux utilisables. La gestion participative favorise l’implication directe des personnes intéressés ou touchés par un projet ou un problème, par opposition à la décision implicite prise sans participation des intéressés.

La participation : c’est pour qui ?

Nous l’avons vu plus haut, la participation est un processus qui permet aux personnes concernées d’être impliquées directement afin de prendre des décisions. Cependant, ceci n’est possible que si les individus sont disposés à participer et ont le sentiment qu’ils peuvent influencer les résultats obtenus.

La participation : pourquoi ?

Les raisons de recourir à une gestion participative sont multiples mais elles se ressemblent toutes. Les décisions sont plus acceptables lorsque les personnes concernées se sentent impliquées dans le processus de prise de décision et la participation peut amener des changements positifs à moyen terme, notamment en matière d’autonomie ou de confiance en soi.

La participation : comment ?

Pour que cette idée fonctionne, il est important qu’un effort soit réalisé pour donner du temps aux collaborateurs afin que ceux-ci puissent participer activement et que les décisions soient prises de manière collégiale. Il est donc important d’être attentif à la communication et au niveau du management afin qu’il puisse prendre des initiatives pour favoriser une participation active des différents acteurs impliqués, en particulier ceux qui sont susceptibles d’avoir le moins accès aux ressources indispensables à l’exercice de cette responsabilité.

La participation : où ?

Aujourd’hui, il existe plusieurs types de moyens permettant la réalisation de la participation et notamment le crowdsourcing, c’est-à-dire l’externalisation de tâches jusque-là réalisées par des salariés à un public extérieur. Cette démarche permet d’obtenir une meilleure qualité du travail en utilisant les compétences exprimées par ceux qui sont directement concernés.

La participation : quand ?

La participation de chacun est demandée lors de toute décision qui touche à l’organisation de la communauté dans son ensemble, et en premier lieu au niveau des équipes. C’est pour cette raison que les outils de management participatifs permettent aux gestionnaires de donner une réelle marge d’initiative à leurs collaborateurs afin qu’ils puissent prendre part activement au processus managérial.

Comment développer la participation de chacun au sein de l’entreprise ?

La participation peut être développée à plusieurs niveaux et notamment au sein des équipes. Une entreprise qui recourt aux outils de gestion participative s’engage alors dans un processus coopératif où les personnes concernées ont le sentiment que l’entreprise est gérée pour elles et non par eux, ce qui favorise la stabilité du personnel en place.

Les managers doivent accompagner le changement lié à cette pratique mais ils ne devraient pas diriger toutes les initiatives proposées par les collaborateurs. Il est recommandé de favoriser l’autonomie des équipes afin que les collaborateurs se sentent bien traités et qu’ils soient motivés pour participer activement au processus managérial, à condition toutefois d’avoir une bonne communication avec ses salariés.

L’idéologie de la participation est une démarche qui s’inscrit dans le respect des collaborateurs et permet à l’entreprise de renforcer son capital humain en favorisant les échanges entre tous les acteurs impliqués. La pratique participative a donc pour objectif premier d’assurer au sein du personnel que ceux-ci peuvent prendre part activement aux décisions et agir sur leur propre environnement parce qu’ils y trouveront un intérêt personnel.

La participation : réussite ou échec ?

La participation est donc une méthode qui peut être intéressante et utile à plusieurs égards, comme celui d’amener des changements positifs en matière d’autonomie ou de confiance en soi. Toutefois celle-ci n’est pas toujours bénéfique car elle ne doit pas forcément aboutir aux résultats escomptés. Cette démarche permet avant tout que chacun puisse exprimer son avis et apporter des changements positifs à l’organisation de son environnement mais cela ne garantit pas nécessairement que les décisions prises seront validées.

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