L’éducation populaire est une notion qui a très longtemps été définie par les pouvoirs publics, comme le seul enseignement professionnel destiné aux élèves sans qualification ou à ceux qui n’ont pas la possibilité de suivre l’enseignement ordinaire. Ces derniers temps, on a voulu donner un sens plus large à cette notion et comprendre que l’éducation populaire est avant tout une manière différente de concevoir l’apprentissage.

L’éducation populaire : Qu’est ce que c’est ?

L’éducation populaire est un mouvement qui s’inspire des idées de Jules Ferry sur l’instruction publique gratuite. Cela consiste à donner aux citoyens les comportements et connaissances dont ils ont besoin pour exercer leur droit démocratique dans la vie quotidienne. Les associations, les institutions culturelles ou sportives jouent un rôle clef dans cette éducation populaire. Ces personnes participent au projet « faire société » en contribuant à amener plus de justice sociale et plus d’égalité entre les citoyens.

L’Éducation populaire, un mouvement qui se développe , il est composé d’individus venant de tous horizons et peu importe leur statut social ou professionnel. Il sont très sensibles à l’intérêt général autour des valeurs de la culture du bien commun (droit au savoir) : émancipation, autonomie personnelle, expression collective, créativité… Ils veulent contribuer aux changements sociétaux quand ils ont une idée ou une initiative.

Ces associations, institutions et mouvements qui font l’éducation populaire

L’association des amis de la bibliothèque des enfants est un organisme à but non lucratif faisant partie d’un réseau national dédié au service public des loisirs culturels pour les jeunes .

Lorsqu’il y a moins de 21 ans ce sont 1000 bénévoles qui ont rejoint cette association sans compter leurs familles! Ces personnes se mobilisent autour du projet collectif : faire vivre une expérience de loisir culturel aux enfants.

Les valeurs de l’éducation populaire, sont très similaires à celles énoncées par Jules Ferry, réaffirmons-les : la solidarité sociale et le respect des autres apparaissent comme les principes fragiles qui doivent guider nos actions quotidiennes !

Il s’agit aussi d’être proche des gens pour résoudre ensemble les difficultés qu’ils rencontrent. Enfin, apprendre est source de plaisirs mais il faut savoir que cela peut aussi faire souffrir.

Qui sont les acteurs de l’éducation populaire?

L’état

L’état est un des premiers acteurs de l’éducation populaire. L’Etat est souvent impliqué dans des démarches éducatives et culturelles, en favorisant la démocratisation de l’accès aux savoirs ou à certaines formes artistiques comme le cinéma.

L’Education nationale est un autre acteur important de l’education populaire, grâce au Service Public Local d’Enseignements Artistique et Culturel (SPLEAC). Les professeurs peuvent y intervenir pour accompagner les projets périscolaires de manière libre ou encadrer des équipes d’animateurs.

Enfin, les associations sont elles aussi un acteur important de l’Education populaire : elles ont pour buts la réalisation et le développement du savoir par une mise en oeuvre collective des connaissances sur tous les champs disciplinaires aux fins d’enrichir globalement l’éducation populaire. Les associations peuvent être adhérente à une charte qui regroupe cinquante organisations travaillant au service du public jeune en France.

Les collectivités locales

Les collectivités locales sont également un acteur de l’éducation populaire, de par leurs initiatives en matière culturelle et éducative. Elles participent à l’animation des vies associatives locales en finançant les associations travaillant sur le territoire via un soutien financier ou moral (par exemple la participation aux frais d’hébergement).

Cependant il existe aussi des acteurs qui ne relèvent pas du secteur public : cet aspect est nommés « mouvement social ». Il est composé de militants pour une cause politique, syndicale ou non-gouvernementale qui s’engagent avec leurs propres méthodes et outils dans une action politique ou sociale.

L’association est un exemple de ce type d’acteur : elle propose des objectifs pédagogiques en vue de développer les capacités à penser et agir, tout en prônant la culture citoyenne pour éduquer au respect du droit fondamental à disposer librement de son corps comme du donnent naturel, car il s’agit d’un bien commun.

Les mouvements d’éducations populaires

Les mouvements d’éducations populaires sont également un acteur de l’éducation populaire : ils se trouvent souvent au carrefour de l’action sociale et culturelle. Ces mouvements sont composés d’individus, qui ont en commun la volonté de partager leurs savoir-faire (dans des activités manuelles ou sportives).

Ils travaillent généralement à travers les écoles populaires dont ils assurent l’encadrement pédagogique, ainsi que les actions sur le long terme (une année scolaire par exemple) pour vivifier expériences et savoirs du passé. Ils visent également à favoriser la créativité, l’estime de soi ainsi que le vouloir apprendre des enfants.

L’association est une autre association qui joue un rôle crucial dans l’Education populaire : elle se caractérise comme étant une fédération d’individus organisée pour réaliser des actions communes sur un territoire déterminés ou encore soutenir une idée politique prise par rapport aux menaces du monde moderne (terrorisme). Cet acteur, en plus de promouvoir les valeurs citoyennes et de défendre une cause politique (par exemple pour la prévention du cancer), peut également être un acteur culturel.

Les acteurs non-étatiques

Enfin, des associations qui ne sont pas liés à l’Etats mais dont le but est pédagogique ou social : c’est ce que l’on appelle « Acteurs Non Etatiques ». En effet ils ont généralement une mission d’intérêt général ainsi qu’une volonté de développement durable.

Cet acteur est caractérisée par leur « service public », autrement dit une mission qui peut être assurée par une personne privée mais dont l’intérêt bénéficie à la collectivité publique en évitant pour celle-ci des frais inutiles : les associations sont donc partenaires essentiels du secteur protégés et subventionnés à hauteur de 70 % au moins comme toutes entreprises ayant un but lucratif.

Les lieux permanents de mixité sociale

Les lieux permanents de mixité sociale font aussi partie des acteurs de l’éducation populaire : ils sont des centres ouverts à tout public en vue de promouvoir le bien-être social et économique. Il existe un grand nombre d’acteurs culturels, comme les théâtres, musée ou encore cinémas qui favorisent l’accès à la culture aux habitants grâce au paiement du prix unique (un seul tarif pour une personne adultes quelque soit son lieu de résidence).

Ces lieux permettent aussi la mixité sociale parmi certaines classes sociales et ceci à travers le fait de les rendre accessibles aux classes populaires.

Cet acteur se caractérise par la pratique d’une activité manuelle, artistique ou scientifiquement en vue du développement des capacités humaines (penser/agir). Cet acteur est très appréciée par l’ensemble de la population puisqu’il permet notamment une meilleure éducation au respect du droit fondamental à disposer librement de son corps comme du donnent naturel, car il s’agit d’un bien commun.

Quels sont les principes qui régissent l’éducation populaire?

L’idée de démocratisation des savoirs est au cœur de tout projet éducatif. Cette idée nous renvoie à une notion d’inclusion sociale qui vise à donner accès aux différentes formes du savoir et ouverture sur le monde. Les grandes familles philosophiques dont on peut faire partie sont : marxisme, feminisme, féminisme études genre .

Lorsque les faits sociaux ont un caractère conflictuel, la question scolaire revêt alors un caractère politique.

En effet, l’école est investie de la mission d’unifier le peuple et les principes démocratiques sont au cœur de toute action éducative (libertés individuelles).

De ce fait, on parlera plutôt d’émancipation étant donné que l‘individu sera capables de former librement son opinion sur le monde qui l’entoure en prenant part aux problématiques du moment : autogestion des connaissances ou encore « auto-formation » référence à cette autoconstruction de savoir.

C’est pourquoi l’éducation populaire est basée sur le volontariat et une libre association, si bien qu’elle ne se pratique pas dans un cadre scolaire ou universitaire formel, mais aussi comme pouvoir décisionnel : élaboration des programmes par les animateurs eux-mêmes en tenant compte du public auquel ils s’adressent.

Enfin elle repose sur la coopération entre adultes et jeunes peu importe leur milieu social pour créer des projets communs.

Ceux-ci peuvent être de nature éducative (voir les valeurs citées plus haut), mais aussi artistique, qui visent à favoriser l’expression des jeunes en général pour leur permettre d’accéder aux différentes formes du créatif et développer un rapport positif au savoir.

Lorsqu‘un groupe est constituée autour d’une cause commune cela donne lieu alors à la notion «d’Éducation populaire » : on parle plutôt ici de pédagogie active et de formation des citoyens.

Comment cette éducation évolue-t-elle?

L’éducation populaire évolue constamment, et c’est ce qui fait son intérêt. Elle suit de près les évolutions sociales pour s’adapter aux besoins des publics fragiles ou en difficulté à chaque moment de leur vie (scolaire, professionnel…).

Pourquoi participe t’on à l’éducation populaire ?

Cette question peut paraître évidente mais c’est en réalité une notion à laquelle on ne pense pas forcément. Comme nous l’avons mentionné plus haut, l’Éducation Populaire vise avant tout le développement du bien-être social et économique des citoyens sur les territoires gérés par un État qui deviennent ainsi « coopératifs » : partie prenante de son modèle d’intérêts collectifs (au sens large).

Lorsque je suis confronté à un conflit, je m’engage dans le dialogue et la négociation pour trouver une solution. Je réfléchis alors à de nouvelles manières de faire des choses afin que ma communauté puisse s’exprimer librement sans craindre les représailles ou autres formes de pressions extérieures (parents…).

Lorsque j’entreprends quelque chose avec mon groupe et bien ceci est motivant car on finit toujours par atteindre nos objectifs en travaillant ensemble. On développer ainsi une confiance en soi et un esprit d’équipe.

Je développe par la même occasion mon autonomie car je peux me prendre en charge seul sans l’aide de qui que ce soit, cela sert à être responsable face aux conséquences de mes actes (moraux ou autres).

Cette notion est très importante : notamment sur les territoires fragiles, on voit apparaître des initiatives citoyennes pour pallier aux manques du système public… le but n’étant pas de remplacer celui-ci mais bien de le compléter.

L’éducation populaire est un terme qui regroupe toutes les actions d’éducations menés par des militants sans lien hiérarchique avec le milieu scolaire. Il s’agit donc de développer une pédagogie différente, mettant en avant la participation et la co-construction du savoir entre apprenants.

Ces activités se font à travers divers rassemblements (ateliers, réunions, conférences) ou bien encore participativement sur Internet via les forums ou chats. Les acteurs principaux de cette éducation populaire sont les militants associatifs et syndicaux.

Cette éducation remonte à la Révolution française, lorsque le peuple se dote d’écoles spécialisant dans la formation de citoyens actifs (dès 14 ans). À cette même période naît aussi l’idée qu’une personne qui n’a pas accès aux savoir-faire suffisants ne pourra jamais participer au fonctionnement de la société.

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